Drogues, alcool et corps subtils : l’approche des Soins Esséniens et Égyptiens

Les drogues et l’abus d’alcool ne touchent pas seulement le cerveau et le corps physique. Dans l’approche des Soins Esséniens et Égyptiens transmise par Daniel Meurois et Marie Johanne Croteau-Meurois, une dépendance peut également perturber l’énergie vitale, désorganiser le corps émotionnel, brouiller la vision intérieure et affaiblir progressivement la volonté.
Dans Le Nouveau Grand Livre des Thérapies Esséniennes et Égyptiennes, un soin spécifique est consacré aux états de dépendance liés à la drogue, au tabac et à l’alcool. Son objectif est d’aider la personne à regarder sa vie avec davantage de clarté et de susciter en elle un sursaut capable d’inverser une dynamique devenue autodestructrice.
Il ne s’agit ni de condamner les personnes qui consomment ni de les réduire à leur dépendance. Mais ne pas juger ne signifie pas minimiser : une consommation répétée peut profondément perturber l’équilibre de l’être.
La dépendance n’est pas une faute morale. Elle constitue néanmoins un signal sérieux qui mérite d’être regardé avec lucidité et accompagné avec compassion.
En résumé : dans l’approche des Soins Esséniens et Égyptiens, une dépendance peut affecter la vitalité, le corps émotionnel, les pensées, le chakra frontal et la volonté. Le soin consacré aux états de dépendance cherche à restaurer la clarté intérieure, à relier le chakra frontal au cœur et à soutenir la personne qui souhaite réellement retrouver sa liberté.
Une dépendance touche l’être dans sa globalité
Dans la conception des Soins Esséniens et Égyptiens, l’être humain ne se limite pas à son organisme physique.
Le Nouveau Grand Livre des Thérapies Esséniennes et Égyptiennes présente cinq niveaux principaux :
- le corps physique ;
- le corps éthérique ou vital ;
- le corps astral ou émotionnel ;
- le corps mental ;
- le corps causal ou karmique.
Ces différents corps ne fonctionnent pas indépendamment les uns des autres. Ils forment un ensemble vivant dans lequel une perturbation émotionnelle, mentale ou énergétique peut progressivement influencer les autres dimensions de l’être.
Une dépendance ne se résume donc pas à une envie physique de consommer. Elle peut devenir un véritable circuit dans lequel le corps, l’énergie vitale, les émotions, les pensées et la volonté finissent par entretenir le même automatisme.
La substance agit sur l’organisme. Elle provoque une sensation recherchée. Le corps émotionnel associe cette sensation à un soulagement. Le mental trouve ensuite des raisons de recommencer. À mesure que ce mécanisme se répète, la liberté de choisir peut devenir plus fragile.
Quels sont les effets des drogues sur les corps subtils ?
Le livre ne dresse pas un tableau détaillé de l’action de chaque drogue sur chacun des corps énergétiques. Il indique néanmoins que le chakra frontal se trouve particulièrement désorganisé dans les états de dépendance et évoque une dynamique pouvant devenir autodestructrice.
À partir de l’anatomie subtile présentée dans l’ouvrage, il est possible de mieux comprendre comment une consommation répétée peut affecter plusieurs dimensions de l’être.
Le corps éthérique et l’énergie vitale
Le corps éthérique, également appelé corps vital, est présenté comme la matrice énergétique du corps physique. Il sert de lien entre le corps dense et les niveaux plus subtils de l’être.
Il est parcouru par les nadis, ces canaux qui distribuent l’énergie vitale dans l’organisme et relient entre eux les différents chakras.
Lorsqu’une substance impose régulièrement au corps des états artificiels d’excitation, de ralentissement, d’anesthésie ou de modification de la conscience, cette circulation énergétique peut perdre de son harmonie.
Dans cette lecture, une consommation répétée peut contribuer à :
- réduire la vitalité générale ;
- fatiguer les capacités naturelles de récupération ;
- provoquer une sensation de lourdeur ou d’épuisement ;
- perturber la circulation de l’énergie ;
- éloigner la personne des sensations naturelles de son corps.
Certaines substances donnent momentanément l’impression de fournir de l’énergie, de la détente, du courage ou de l’assurance. Mais cet effet n’est pas construit intérieurement. Lorsqu’il disparaît, la personne peut se sentir plus fatiguée, anxieuse ou vide qu’auparavant.
Elle peut alors être tentée de consommer de nouveau pour retrouver l’état artificiel qui vient précisément d’accentuer son déséquilibre.
La dépendance commence ainsi à fonctionner comme une dette énergétique : elle apporte un soulagement immédiat, mais réclame ensuite un prix de plus en plus élevé.
Le corps astral et l’amplification des désirs
Le corps astral est présenté comme le siège des émotions, des désirs, du monde affectif et d’une partie de la conscience individuelle.
Il est en perpétuel mouvement. Les peurs, les blessures, les frustrations, les joies et les désirs s’y expriment sous la forme de véritables mouvements énergétiques.
Les drogues et l’abus d’alcool peuvent procurer un soulagement temporaire, une sensation d’expansion ou l’impression d’échapper à une émotion douloureuse. Mais lorsque le corps émotionnel s’habitue à obtenir cet état par une substance, le désir du produit peut devenir de plus en plus puissant.
La substance finit par être associée à une promesse :
- ne plus ressentir une souffrance ;
- apaiser une angoisse ;
- oublier une solitude ;
- retrouver du plaisir ;
- oser parler ou rencontrer les autres ;
- interrompre momentanément le flot des pensées ;
- échapper à une réalité devenue difficile à supporter.
Peu à peu, le corps astral peut se polariser autour de cette recherche.
Une émotion douloureuse appelle la substance. La substance atténue momentanément l’émotion. Son effet disparaît ensuite et la souffrance revient, parfois accompagnée de découragement, de honte ou de culpabilité.
Ces nouvelles émotions peuvent à leur tour provoquer l’envie de consommer.
Le cercle se referme et le désir devient progressivement plus fort que la décision consciente.
Le corps mental et les pensées qui entretiennent la consommation
Le corps mental est associé aux pensées, aux représentations, au discernement et aux formes-pensées.
L’ouvrage explique que des pensées répétées peuvent progressivement former des structures énergétiques capables d’influencer les autres corps.
Dans une dépendance, certaines pensées peuvent revenir continuellement :
« Je peux arrêter quand je veux. »
« Ce sera seulement cette fois-ci. »
« J’en ai besoin pour dormir. »
« Sans cela, je ne vais pas tenir. »
« Demain, j’arrête vraiment. »
Ces pensées ne sont pas toujours des mensonges formulés consciemment. Elles peuvent devenir des mécanismes automatiques qui protègent momentanément la personne d’une réalité qu’elle ne se sent pas encore prête à affronter.
Plus elles se répètent, plus elles renforcent la consommation.
La pensée justifie le comportement. La consommation altère ensuite la clarté et le discernement. Cette altération produit à son tour de nouvelles justifications.
Le mental, qui devrait aider la personne à choisir librement, commence alors à servir l’habitude.
Le chakra frontal au centre des états de dépendance
Dans le protocole consacré aux états de dépendance, Daniel Meurois et Marie Johanne Croteau-Meurois précisent que le chakra frontal, ou sixième chakra, est particulièrement désorganisé.
Ce chakra est traditionnellement associé à la vision intérieure, à la compréhension, au discernement et à la capacité d’orienter consciemment ses pensées.
Sa désorganisation peut se traduire par une difficulté croissante à :
- regarder lucidement sa consommation ;
- mesurer ses véritables conséquences ;
- percevoir les mécanismes d’autojustification ;
- distinguer une impulsion d’un besoin réel ;
- prendre une décision cohérente ;
- maintenir cette décision dans la durée.
La personne peut parfaitement comprendre que la substance lui fait du mal et continuer malgré tout.
Son intelligence n’a pas disparu. Mais sa vision intérieure peut être brouillée par le besoin, l’habitude, les émotions et la recherche du soulagement immédiat.
C’est l’un des aspects les plus douloureux d’une dépendance : une partie de l’être souhaite sincèrement arrêter tandis qu’une autre continue de réclamer la substance.
Pourquoi éviter les drogues plutôt que réparer ensuite leurs effets ?
Les drogues peuvent provoquer des sensations intenses, des visions, une impression de fusion, de liberté ou d’ouverture de la conscience.
Mais provoquer chimiquement un état inhabituel ne signifie pas avoir développé les facultés intérieures nécessaires pour le comprendre et le maîtriser.
Une authentique démarche de développement spirituel demande généralement :
- un enracinement solide ;
- une conscience claire ;
- une certaine stabilité émotionnelle ;
- une capacité de discernement ;
- une volonté suffisamment construite ;
- une transformation progressive de l’être.
La drogue peut donner l’impression d’ouvrir une porte rapidement. Mais elle ne fournit ni la carte, ni la boussole, ni la capacité de reconnaître avec certitude ce qui se trouve derrière cette porte.
Une perception spectaculaire n’est pas nécessairement une perception juste.
Une sensation d’expansion n’est pas forcément un éveil de la conscience.
Et une expérience intense ne devient pas spirituelle simplement parce qu’elle comporte des couleurs, des visions ou l’impression soudaine d’avoir compris tous les secrets de l’univers.
Dans l’approche des Soins Esséniens et Égyptiens, il paraît donc préférable de développer progressivement la sensibilité, le discernement et l’harmonie des corps subtils plutôt que de forcer leur fonctionnement à l’aide d’une substance extérieure.
Le soin essénien et égyptien consacré aux états de dépendance
Dans Le Nouveau Grand Livre des Thérapies Esséniennes et Égyptiennes, Daniel Meurois et Marie Johanne Croteau-Meurois présentent un soin spécifiquement destiné aux personnes dépendantes d’une substance toxique, qu’il s’agisse de drogue, de tabac ou d’alcool.
Ce soin poursuit deux objectifs essentiels :
- aider la personne à voir sa vie avec davantage de clarté ;
- susciter un sursaut capable d’inverser une dynamique devenue autodestructrice.
Il ne cherche donc pas uniquement à procurer un apaisement momentané. Il vise à soutenir un véritable changement intérieur.
Réharmoniser le chakra frontal
Une partie centrale du protocole concerne le chakra frontal.
Le travail énergétique cherche à le réorganiser afin de restaurer davantage de clarté, de discernement et de cohérence intérieure.
Il ne s’agit pas de transmettre à la personne une volonté étrangère ni de décider à sa place. Le soin vise plutôt à l’aider à mieux percevoir ce qu’elle vit, les conséquences de sa dépendance et la direction qu’elle souhaite réellement donner à son existence.
Cette clarté est essentielle.
Tant que la personne ne reconnaît pas la dépendance ou continue d’en minimiser les conséquences, sa motivation demeure trop fragile pour soutenir une transformation profonde.
Mettre en résonance le chakra frontal et le chakra du cœur
Le protocole met également le chakra frontal en résonance avec le chakra du cœur.
Cette relation possède un sens particulièrement profond.
Le mental peut comprendre qu’il faudrait arrêter. Mais cette compréhension intellectuelle ne suffit pas toujours. La personne doit également ressentir qu’elle mérite de prendre soin d’elle-même, qu’une autre vie reste possible et qu’elle possède une valeur indépendamment de ce qu’elle a consommé ou traversé.
Le chakra frontal apporte la lucidité.
Le chakra du cœur redonne une raison profonde de changer.
Sans le cœur, la décision peut devenir une injonction dure et culpabilisante.
Sans la lucidité, la compassion envers soi peut se transformer en complaisance et continuer à excuser une situation devenue dangereuse.
L’association des deux cherche à faire naître une décision à la fois consciente, ferme et aimante.
Réveiller et soutenir la volonté
Les auteurs décrivent ce soin comme dynamique. Les différentes stimulations énergétiques qui le composent sont conçues en partie pour réveiller ou soutenir la volonté de la personne.
Cette précision est fondamentale.
Une personne dépendante n’est pas nécessairement dépourvue de volonté. Celle-ci peut être affaiblie, divisée ou régulièrement submergée par l’impulsion de consommer.
Une partie veut arrêter.
Une autre redoute de perdre le soulagement procuré par la substance.
Une autre encore a tenté plusieurs fois et ne croit plus vraiment au changement.
Le soin cherche à rassembler ces forces dispersées afin que le désir de liberté puisse progressivement devenir plus puissant que l’automatisme.
Le soin peut-il agir si la personne ne veut pas arrêter ?
Aucun soin énergétique ne peut contraindre durablement une personne à abandonner une dépendance qu’elle refuse encore de reconnaître.
Le thérapeute ne peut pas vouloir à sa place.
Les Soins Esséniens et Égyptiens n’ont pas pour vocation d’imposer une décision. Leur philosophie consiste à proposer un accompagnement respectueux de la liberté et à rechercher la racine de la souffrance plutôt qu’à simplement combattre un symptôme.
L’ouvrage place d’ailleurs la compassion au cœur de la démarche thérapeutique et précise que ces soins n’imposent ni interdiction ni dogme.
Le soin consacré aux dépendances devient particulièrement pertinent lorsque la personne :
- reconnaît que sa consommation lui fait du mal ;
- souhaite sincèrement s’en libérer ;
- éprouve des difficultés à maintenir seule sa décision ;
- accepte de recevoir de l’aide ;
- est disposée à regarder les causes profondes de sa dépendance.
Son désir de changement n’a pas besoin d’être parfait ou inébranlable dès le départ. Il peut être fragile, hésitant et traversé par la peur.
Mais une ouverture intérieure doit être présente.
Le soin ne crée pas cette ouverture par la force. Il peut la soutenir, l’élargir et l’aider à devenir un véritable engagement.
Ne pas culpabiliser ne signifie pas banaliser
Il est possible de dire clairement que les drogues et l’abus d’alcool sont nocifs sans humilier les personnes qui en souffrent.
La culpabilité affirme :
« Tu es une mauvaise personne parce que tu consommes. »
La responsabilité dit :
« Cette consommation te fait du mal, mais elle ne définit pas tout ce que tu es. Tu peux demander de l’aide et commencer à reconstruire ta liberté. »
La bienveillance ne consiste pas à prétendre que tout va bien.
Elle consiste à regarder la réalité sans retirer à la personne sa dignité.
Une dépendance peut désorganiser la vitalité, le monde émotionnel, les pensées, le chakra frontal et la volonté. Elle peut éloigner progressivement la personne de son axe intérieur.
Mais elle ne détruit pas son essence.
Derrière les habitudes, les peurs, les blessures et les échecs répétés demeure une possibilité : prendre conscience, demander de l’aide et recommencer autrement.
Un accompagnement complémentaire à la médecine et à la psychothérapie
Le soin essénien et égyptien consacré aux dépendances ne doit pas être présenté comme une solution isolée ou miraculeuse.
Daniel Meurois et Marie Johanne Croteau-Meurois précisent explicitement qu’il doit être associé à un travail psychothérapeutique approfondi.
Plus largement, leur ouvrage rappelle que les Soins Esséniens et Égyptiens ne sont pas destinés à remplacer la médecine. Ils s’inscrivent dans une approche complémentaire et globale de la personne.
Dans le cas d’une dépendance, un accompagnement cohérent peut réunir :
- un médecin ;
- un psychologue ou un psychothérapeute ;
- un professionnel spécialisé en addictologie ;
- un groupe de soutien ;
- les proches de la personne ;
- et, en complément, un praticien correctement formé aux Soins Esséniens et Égyptiens.
Chaque intervenant agit à son niveau.
La médecine accompagne le corps, les complications physiques et les risques éventuels du sevrage.
La psychothérapie permet d’explorer les blessures, les émotions, les traumatismes et les mécanismes qui entretiennent la dépendance.
Le soin énergétique cherche à soutenir la vitalité, la clarté intérieure, l’équilibre des chakras et la volonté.
Ces approches n’ont aucune raison de s’opposer. Elles peuvent se compléter autour du même objectif : aider la personne à retrouver sa liberté.
Le protocole décrit dans le livre est destiné à être pratiqué par des personnes correctement formées. L’ouvrage précise lui-même qu’un livre ne remplace pas un enseignement pratique réalisé sous supervision.
D’autres traditions parlent-elles aussi des effets énergétiques des drogues ?
Les Soins Esséniens et Égyptiens ne sont pas les seuls à considérer les drogues et l’abus d’alcool comme des facteurs de désorganisation de la vie énergétique et de la conscience.
Rudolf Steiner, la théosophie, Alice Bailey, Charles Webster Leadbeater, certains auteurs rosicruciens et Omraam Mikhaël Aïvanhov ont également mis en garde contre les états de conscience provoqués artificiellement par des substances.
Leur vocabulaire et leurs systèmes de référence ne sont pas toujours identiques. Ils se rejoignent néanmoins sur une idée essentielle : une substance peut modifier ou ouvrir la perception sans que la personne ait développé la stabilité, le discernement et la maîtrise intérieure nécessaires pour comprendre ce qu’elle expérimente.
Rudolf Steiner : une perturbation des liens entre les différents corps
Rudolf Steiner évoque notamment les effets de l’opium, du haschisch et de l’alcool sur les différents constituants subtils de l’être humain.
Il explique que l’opium peut relâcher artificiellement le lien entre le corps astral et le corps physique. Cette modification peut produire une impression de légèreté, d’expansion ou d’ouverture vers des réalités inhabituelles.
Mais cette expérience ne résulte pas d’un développement conscient. Le corps astral est en quelque sorte dégagé artificiellement, sans que la personne ait appris à se diriger dans cet état, à discerner ce qu’elle perçoit ou à conserver la maîtrise de sa conscience.
Steiner établit également une progression selon laquelle une consommation faible affecterait d’abord le corps éthérique, une consommation plus forte le corps astral, tandis qu’une consommation devenue habituelle finirait par atteindre le Moi, c’est-à-dire la capacité de l’être humain à se gouverner lui-même.
Concernant l’alcool, il insiste particulièrement sur son action sur le sang et sur le Moi. L’alcool introduirait une activité artificielle qui entre en concurrence avec les forces intérieures par lesquelles la personne devrait normalement développer sa volonté, son courage et sa maîtrise d’elle-même.
Charles Webster Leadbeater et le réseau protecteur éthérique
Dans la tradition théosophique, Charles Webster Leadbeater décrit l’existence d’un réseau protecteur éthérique situé entre la conscience physique et le monde astral.
Ce réseau jouerait le rôle d’un filtre naturel. Il empêcherait l’être humain d’être continuellement envahi par des impressions, des émotions ou des perceptions provenant de niveaux subtils qu’il n’est pas encore capable de maîtriser.
Selon Leadbeater, l’alcool, les narcotiques et le tabac peuvent altérer cette protection de deux manières différentes.
Dans certains cas, le réseau deviendrait trop perméable ou serait partiellement détérioré. La personne pourrait alors devenir excessivement sensible aux atmosphères, aux émotions environnantes, aux formes-pensées ou à des perceptions astrales incontrôlées.
Dans d’autres cas, ce réseau se rigidifierait. La sensibilité subtile diminuerait et la conscience deviendrait plus lourde, plus fermée ou davantage enfermée dans la perception matérielle.
C’est probablement de cet enseignement que vient l’expression populaire selon laquelle les drogues feraient des « trous dans l’aura ». Il s’agit toutefois d’une image simplifiée : Leadbeater parle surtout d’une altération du système énergétique qui filtre les échanges entre les niveaux physique et astral.
Alice Bailey : perception astrale ou véritable éveil spirituel ?
Alice Bailey met en garde contre ce qu’elle appelle l’astralisme, c’est-à-dire la tendance à considérer toute vision, toute voix intérieure ou toute perception inhabituelle comme une manifestation spirituelle supérieure.
Dans son approche, les drogues et l’alcool peuvent faciliter une libération ou une stimulation de la conscience astrale. Mais cela ne signifie pas que l’âme soit davantage éveillée.
Le plan astral est aussi celui des désirs, des peurs, des blessures émotionnelles, des projections personnelles et des mirages collectifs. Une substance peut amplifier ces contenus au point de leur donner l’apparence d’une révélation.
L’intensité d’une expérience ne garantit donc ni sa justesse ni sa valeur spirituelle.
Une véritable évolution devrait plutôt se reconnaître à ses fruits : davantage de lucidité, de responsabilité, de stabilité, de liberté intérieure et de capacité à aimer.
Les courants rosicruciens et le corps du désir
Les différents mouvements rosicruciens ne présentent pas tous exactement les mêmes enseignements. Il convient notamment de distinguer l’AMORC des écrits de Max Heindel et de la Rosicrucian Fellowship.
Dans ses textes publics, l’AMORC insiste surtout sur l’équilibre du corps, de la dimension psychique et de la conscience, ainsi que sur l’importance d’une hygiène de vie compatible avec un développement intérieur progressif.
Il serait en revanche excessif d’attribuer officiellement à l’AMORC toutes les affirmations circulant au sujet des trous dans l’aura, du cordon d’argent ou de l’attachement automatique d’entités.
Max Heindel se montre plus précis sur la question de la dépendance. Il la relie au corps du désir, qui continuerait à rechercher l’excitation et les sensations produites par la substance.
Dans cette perspective, le corps physique subit les conséquences de l’alcool ou de la drogue, mais le désir de consommer s’enracine également dans la dimension émotionnelle et astrale de la personne.
Plus ce désir est nourri, plus il devient difficile à maîtriser et plus la volonté consciente doit fournir d’efforts pour reprendre sa place.
Omraam Mikhaël Aïvanhov : une illusion de liberté
Omraam Mikhaël Aïvanhov présente souvent les drogues et l’abus d’alcool comme une illusion de liberté.
La personne peut momentanément avoir l’impression de dépasser ses peurs, ses tensions, sa timidité ou les limites ordinaires de sa conscience. Mais cette liberté dépend d’un produit extérieur.
Elle n’est donc pas réellement acquise.
Selon cette approche, les substances peuvent également fragiliser le système nerveux et rendre plus difficile le développement naturel et progressif des facultés intérieures.
La véritable liberté spirituelle ne consisterait pas à provoquer un état exceptionnel, mais à devenir capable de retrouver consciemment la paix, la force, la joie et l’ouverture sans dépendre d’un produit.
Une convergence avec l’approche des Soins Esséniens et Égyptiens
Ces différents enseignements ne doivent pas être confondus ni présentés comme une doctrine unique. Ils proviennent de traditions, d’époques et de sensibilités différentes.
Ils convergent néanmoins sur plusieurs points :
- les drogues peuvent produire une ouverture artificielle de la conscience ;
- cette ouverture n’est pas nécessairement accompagnée de discernement ;
- le corps éthérique et le corps astral peuvent être désorganisés ;
- les désirs et les émotions peuvent devenir plus difficiles à maîtriser ;
- la répétition affaiblit progressivement la volonté et la liberté intérieure ;
- une perception inhabituelle ne constitue pas automatiquement une expérience spirituelle authentique.
Ces observations rejoignent l’approche pratique de Daniel Meurois et Marie Johanne Croteau-Meurois, qui placent au centre de leur soin des états de dépendance la réorganisation du chakra frontal, sa mise en relation avec le chakra du cœur et le soutien de la volonté.
La spécificité des Soins Esséniens et Égyptiens ne consiste donc pas seulement à décrire les déséquilibres. Elle est de proposer un accompagnement énergétique concret destiné à aider la personne qui souhaite réellement retrouver davantage de clarté, de cohérence intérieure et de liberté.
Les corps énergétiques peuvent-ils retrouver leur équilibre ?
Dans la vision des Soins Esséniens et Égyptiens, les corps subtils ne sont pas des structures définitivement figées.
Ils sont vivants, mouvants et capables de se réorganiser lorsque les conditions favorables sont réunies.
Cette reconstruction peut néanmoins demander du temps, particulièrement lorsque la dépendance est ancienne.
Elle implique généralement :
- de cesser progressivement d’alimenter le déséquilibre ;
- de restaurer la vitalité physique ;
- d’apprendre à traverser les émotions sans les anesthésier ;
- de transformer les pensées qui justifient la consommation ;
- de retrouver une relation plus consciente au corps ;
- de reconstruire la confiance et la volonté ;
- d’accepter les différentes formes d’aide nécessaires.
Il ne s’agit donc pas seulement de retirer une substance.
Il faut aussi aider la personne à retrouver autrement ce que cette substance lui promettait : l’apaisement, le courage, le sommeil, la joie, le lien aux autres ou l’oubli momentané d’une souffrance.
Lorsque ces besoins profonds commencent à être reconnus et accompagnés, la dépendance perd progressivement une partie de son pouvoir.
Questions fréquentes sur les drogues et les corps subtils
Quel chakra est particulièrement affecté par une dépendance ?
Dans le soin présenté par Daniel Meurois et Marie Johanne Croteau-Meurois, le chakra frontal est décrit comme particulièrement désorganisé dans les états de dépendance.
Le protocole cherche notamment à le réharmoniser et à le mettre en relation avec le chakra du cœur afin de soutenir à la fois la clarté intérieure et la volonté.
Les drogues endommagent-elles réellement l’aura ?
Les traditions énergétiques considèrent qu’une consommation répétée peut perturber les échanges entre les différents corps subtils et affecter l’équilibre de l’aura.
Ces notions appartiennent cependant à une lecture spirituelle et énergétique de l’être humain. Elles ne constituent pas des mécanismes établis par la science médicale actuelle.
Le soin essénien peut-il supprimer une dépendance ?
Le soin ne remplace ni la décision de la personne ni un accompagnement médical, psychologique ou spécialisé en addictologie.
Il cherche à soutenir la clarté, le chakra frontal et la volonté de la personne qui souhaite réellement sortir de sa dépendance.
Peut-on recevoir ce soin si l’on suit déjà une psychothérapie ?
Oui, dans une démarche complémentaire et avec l’accord des professionnels qui accompagnent la personne lorsque cela est nécessaire.
Le livre indique précisément que le soin consacré aux états de dépendance doit être associé à un travail psychothérapeutique approfondi.
La consommation occasionnelle et la dépendance produisent-elles les mêmes effets ?
Une consommation occasionnelle et une dépendance installée ne correspondent pas au même niveau de désorganisation.
La fréquence, la quantité, le type de substance, l’intention de la consommation et la perte de maîtrise jouent un rôle important.
Le principal signal d’alerte apparaît lorsque la personne ne se sent plus libre de s’en passer ou utilise régulièrement le produit pour dormir, se détendre, fuir ses émotions ou supporter son quotidien.
Comment trouver un praticien formé ?
Il est important de s’adresser à un praticien ayant suivi une formation complète et identifiable dans la méthode transmise par Daniel Meurois et Marie Johanne Croteau-Meurois.
Trouver un thérapeute en Soins Esséniens et Égyptiens.
Retrouver sa liberté intérieure
Les drogues et l’abus d’alcool peuvent procurer temporairement une sensation de liberté, d’ouverture ou de soulagement.
Mais lorsque cette sensation dépend d’un produit, elle risque peu à peu de se transformer en prison.
Le soin essénien et égyptien consacré aux états de dépendance cherche à soutenir un mouvement inverse : retrouver de la clarté, reconnecter la pensée au cœur et réveiller la volonté.
Il ne remplace ni la décision personnelle, ni le travail psychothérapeutique, ni l’accompagnement médical. Il peut néanmoins devenir un soutien précieux pour celui ou celle qui souhaite réellement sortir de la dépendance, mais dont les forces intérieures ont besoin d’être rassemblées et renforcées.
Reconnaître le problème est un acte de lucidité.
Demander de l’aide est un acte de courage.
Accepter d’avancer un jour après l’autre est déjà un commencement de libération.
Et pour ouvrir son chakra frontal, mieux vaut finalement un peu de patience, un bon accompagnement et un véritable travail intérieur qu’une substance qui risque surtout de nous faire chercher nos lunettes alors qu’elles sont déjà sur notre nez.
Pour aller plus loin
- Découvrir les Soins Esséniens et Égyptiens
- Trouver un thérapeute formé
- Comprendre le rôle des chakras et des corps subtils
- Découvrir la formation en Soins Esséniens et Égyptiens
- Consulter Le Nouveau Grand Livre des Thérapies Esséniennes et Égyptiennes
Sources et ouvrages de référence
- Daniel Meurois et Marie Johanne Croteau-Meurois, Le Nouveau Grand Livre des Thérapies Esséniennes et Égyptiennes, notamment la partie consacrée à l’anatomie subtile et le protocole « Les états de dépendance », page 216.
- Rudolf Steiner, conférences consacrées aux effets de l’opium, du haschisch et de l’alcool, notamment les cycles GA 349 et GA 352.
- Charles Webster Leadbeater, Les Chakras.
- Alice Bailey, enseignements consacrés au plan astral, au mirage et au discernement spirituel.
- Max Heindel, enseignements de la Rosicrucian Fellowship sur le corps du désir et les dépendances.
- Omraam Mikhaël Aïvanhov, enseignements consacrés à l’alcool, aux drogues et à la véritable liberté intérieure.
Les descriptions relatives aux corps subtils, aux chakras, à l’aura et au plan astral appartiennent à des traditions spirituelles et ésotériques. Elles ne constituent pas des mécanismes reconnus comme scientifiquement établis. En cas de dépendance, un accompagnement médical, psychologique ou spécialisé en addictologie demeure essentiel.
